|
|
|
|
|
Accueil | eShop | Archives d'articles | Abonnement | Nous contacter | Publicité
|
|
HYPER CONTRACTION
|
Untitled Document
HYPER CONTRACTION
PAR FRANK ROBERSON
VAINQUEUR DU NPC NATIONAL 2003, CATÉGORIE POIDS LOURDS
Cris de douleur et gains maxi garantis avec cette technique d'entraînement
Je suis terrifié rien qu'à la pensée de ma séance
d'entraînement. À son approche, j'ai les mains moites
et la chair de poule, et mon cœur bat à tout rompre. Quand j'arrive à la
salle, je pénètre dans le ventre de la bête. Ce qui m'attend
ressemble de très près à de la torture physique et à du
harcèlement mental, mais c'est moi qui en ai fait le choix.
Je ne laisse pas une lâcheté raisonnable dicter les limites de mes
séances. Que l'on ne me bassine pas avec de la recherche en biomécanique
et des études prouvant que tel angle ou tel mouvement représentent
l'idéal en matière de stimulation des fibres musculaires:
vous pouvez être certain que je ne m'en servirai pas. Je veux voir
jusqu'à quel degré de folie je peux pousser le dépassement
de soi. Je veux connaître la part de l'ombre. Je veux affronter les
démons.
|
 |
Ma fiancée et partenaire d'entraînement, Mary Alcorn, et moi-même
avons dû inventer des schémas de reps carrément dingues afin
de nous engager dans cette quête. Cela dit, j'adore ce que je vis.
Avec des contractions de cinq secondes par rep, mes muscles sont complètement
grillés, la congestion tend ma peau à fond sur tout le corps et
la vascularisation menace de faire exploser mes vaisseaux sanguins. En fait,
pendant les quatre semaines qui précèdent une compétition,
j'utilise cette technique pour tous mes groupes musculaires,
Quand je fais du tirage horizontal à la poulie, je déploie complètement
les dorsaux au cours du mouvement vers l'avant, comme si je ramais. Quand
l'extension
arrive à son maximum, je m'arrête, puis
je ramène la poignée
jusqu'à l'abdomen et, pendant cinq secondes, je maintiens
cette contraction de façon aussi intense que possible. Je fais pareil à chaque
rep — et vraiment pendant cinq secondes, pas quatre et demie — en
contractant davantage à chaque
seconde. Impossible de tricher, ce n'est pas moi qui compte, c'est
Alcorn.
En général, quand je recherche la brûlure, je peux au moins
continuer à
bouger, mais avec cette méthode, chaque fibre musculaire est grillée
au-delà de toute limite. Impossible de se relâcher et de contracter à nouveau.
Au contraire, le muscle est figé dans une position immuable, comme tétanisé.
C'est intolérable. Je n'arrive pas à reprendre ma respiration
et je sens que mes muscles sont carbonisés, mais je n'ose pas me
relâcher, sinon Alcorn me fera tout reprendre à zéro.
Chaque seconde dure une éternité. Au milieu d'une série,
je me surprends à compter à l'envers en espérant que
la souffrance paraîtra moins longue. Je commence à haleter désespérément,
ma respiration se fait sifflante. "Plus que trois…. encore deux… une…," mais
Alcorn est là, à côté de moi, prolongeant chaque seconde.
Elle ne crie pas, elle se contente de déclarer calmement: "Tu vas
y arriver, tu vas réussir. Tiens bon….. enco-o-re un peu….
contra-a-cte." C'est à ce moment-là que le lion sort
de sa cage et je mets à grogner — fort. S'il n'y a pas
de grognements, elle me lance: "Tu m'en dois cinq de plus la prochaine
fois." Quand je sens les secondes supplémentaires arriver — bon
sang — je tremble comme une feuille.
J'effectue cette contraction de cinq secondes à chaque exercice
et pour tous les groupes musculaires. Par exemple, quand je travaille le dos,
j'utilise cette technique pour le rowing barre, le rowing à la "T" barre
et le tirage vertical. Par contre, j'alterne mes séries: pour la
première, une prise très serrée avec les pouces qui se touchent
et, pour la suivante, une prise serrée, mains en supination. J'arrive
ainsi à un total de quatre séries par exercice (deux séries
avec chaque prise).
Pour le rowing barre, je descends la barre de manière à ce que
mes bras soient à la verticale, ce qui étire complètement
les dorsaux. Lors de la montée, j'expire à fond et je monte
la barre à la force des lombaires en ramenant les coudes vers l'arrière.
Je m'efforce de tirer le plus possible la barre contre les abdos pour faire
ressortir mes lombaires au maximum. C'est la position optimale pour que
les lombaires tirent sur le rhomboïde, lui-même rattaché aux
dorsaux. C'est alors que je commence mes cinq secondes de contraction et
tout est tendu à fond. Je rugis si fort que les murs tremblent, mais ça
déchire à mort partout: les fessiers, les dorsaux, l'ensemble
du dos, les lombaires…et mon larynx.
Pour ma séance de cuisses, j'utilise une variante de la contraction
de cinq secondes: une série de 20 reps, dont la moitié en semi-amplitude.
Pour le squat, je m'accroupis, les cuisses parallèles au sol et
je commence à rebondir pour effectuer cinq reps partielles en pleine puissance.
Je remonte ensuite à la verticale de façon explosive, comme si
je rentrais en mêlée. J'effectue cinq reps complètes,
puis je m'accroupis, je fais de nouveau cinq reps partielles, je reviens
brutalement à la verticale et c'est reparti pour cinq reps complètes:
cela fait 20 reps en tout. Au cours des reps partielles, je conserve une tension
permanente dans toutes les fibres musculaires.
Même principe pour la presse oblique et le hack squat: je réalise
un total de quatre séries avec cinq reps partielles en position basse,
puis une remontée explosive suivie de cinq reps complètes. À la
presse, je repousse le plateau tellement fort que mes orteils décollent
en position haute. Au hack squat, je pousse si fort que je me retrouve sur la
pointe des pieds. Dans mon entraînement de bodybuilding, j'ai incorporé des
techniques qui datent de mes années de footballeur américain
et de boxeur.
Dans la position basse de ces mouvements, quand la tension est à son maximum
dans les quadriceps, ces muscles sont tellement tendus que l'on peut voir
les fibres musculaires se contracter. Elles me crient, "Pourquoi on en
fait autant?" Ce que je fais, c'est anéantir complètement
ces petites fibres musculaires des quadriceps…et ça marche! Mes
cuisses sont plus découpées que jamais et je rugis tellement fort
sous la douleur que tout le monde à la salle va se tapir dans un coin.
FLEX
|
|
|
|
LE LEADER MONDIAL
DES MAGAZINES DE BODYBUILDING PUR ET DUR
|
|
|
|